NOVEMBRE 2011

La Parole errante à la Maison de l'arbre - 9, rue François Debergue - 93100 Montreuil
Localiser sur un plan






LE JARDINS DES LANGAGES
UNE BIBLIOTHEQUE VIVANTE A LA MAISON DE L'ARBRE
LES LECTURES DU JEUDI AU CAFE MICHELE FIRK


Pourquoi ? Parce que...

Au dernier étage de cette Maison, vivent et se multiplient les mots du poète. Le lieu d'écriture d'Armand Gatti

Faire pousser les mots, les faire vivre. Les partager.
Quoi de plus urgent. De plus naturel.
Les livres aiment les silences complices mais non la solitude. Les pages aiment qu'on les tourne, qu'on les murmure.

Ainsi est né le désir de créer un lieu de rencontres avec les livres.
Quels livres ? Les nôtres, ceux du dernier étage et ceux que nous aimons, qui interpellent qui posent questions, qui intriguent, qui font battre le coeur et l'intelligence (inter-legere : lier ensemble).... Nous ne sommes pas une institution. D'où la question : comment inventer un tel lieu qui soit lieu de respect et d'échanges, se demandent les pages, qu'une telle perspective fait frissonner d'impatience ?
Que ceux qui voudraient être à l'origine de ce projet nous contactent au plus tôt.

Contact : Hélène Châtelain


Prochaines lectures :
Vendredi 18 novembre 2011 à 19H

Exceptionnellement ce Vendredi.
Les prochaines lectures se tiendront le jeudi à la même heure.

Deux personnes liront des extraits de
Au dieu inconnu , de John Steinbeck


Durée prévue : 1H, lecture suivie d'un pot convivial.

Né en Californie, John Steinbeck y passera quarante ans de sa vie. Romancier et scénariste dans une époque de conquête, de masse et de destruction, il se met à l'écoute des grandeurs ordinaires, du côté des vaincus.
Chacun connaît de lui Des souris et des hommes ou Les raisins de la colère, dans lesquels il chronique brillamment son époque. Au dieu inconnu, lui, nous emmène ailleurs, là où ce ne sont plus tellement les hommes qui nuisent aux hommes.

Une terre qui ne sera plus jamais priée, plus jamais pleurée : voilà ce qui s'entend dans Les Raisins de la colère, alors que les machines arrivent. À lire Au Dieu inconnu, écrit trois ans auparavant, on comprend précisément ce qui se regrette ici. Ni la souffrance, ni la religion, mais la possibilité d'un rapport entre l'homme et la terre qui ne se résume ni à la domestication, ni à la contemplation. Ce qui pourrait vouloir dire : qu'une place soit laissée à quelque chose comme la mystique, ouvrant la voie à une écologie qui ne serait pas celle des écologues.
Ce roman trace la vie d'une grande famille, cherchant, dans l'Amérique du début du XXème siècle de nouvelles terres où s'installer. Mais l'on est bien loin des éternels récits de conflit entre l'homme et la nature. Ici, deux personnages : la terre qui s'éclaire, s'assèche, abreuve, et Joseph, le chef de famille, hanté par l'expérience intime de son unité originaire avec la nature, unité fragile et exigeante. On suit Joseph, puis on ne peut plus : pourquoi veut-il suivre si loin ce qu'exige de lui la terre ? Pourquoi accepte-t-il comme une fatalité ce qu'elle veut lui faire éprouver ?



Jeudi 24 novembre 2011 à 19H

Lectures d' extraits de
Et Vive l'aspidistra de George Orwell


George Orwell, de son vrai nom Eric Arthur Blair, est un écrivain anglais né le 25 juin 1903 à Motihari, Inde britannique (aujourd'hui Inde) et mort le 21 janvier 1950 à Londres. Son œuvre porte la marque de ses engagements, qui trouvent eux-mêmes pour une large part leur source dans l'expérience personnelle de l'auteur : contre l'impérialisme britannique, après son engagement de jeunesse comme représentant des forces de l'ordre colonial en Birmanie ; pour la justice sociale et le socialisme, après avoir observé et partagé les conditions d'existence des classes laborieuses à Londres et à Paris ; contre les totalitarismes nazi et soviétique, après sa participation à la guerre d'Espagne.

Dans Et vive l’aspidistra il décrit les mésaventures de Gordon Comstock, un jeune homme pauvre de trente ans, qui travaille dans une librairie sordide de Londres et passe ses soirées à grelotter dans une chambre louée, s’escrimant à écrire de la poésie. Mais hélas son rêve de vivre de sa poésie ne se réalise pas.
Il est déterminé à rester en dehors du monde de l’argent et des métiers lucratifs, ainsi que des responsabilités familiales et de la sécurité que symbolise l’aspidistra, une plante que l’on retrouve dans tous les foyers britanniques. Est-ce qu’un emploi rémunérateur vaut que l’on éprouve l’horrible ennui de passer ses journées à quelque chose que l’on déteste? Gordon Comstock pense que non. Il décline tous les jobs intéressants et toutes les opportunités, parce que cela va contre ses principes. Pour lui, le Dieu argent est l’ennemi à combattre; pourtant l’argent sera son obsession tout au long du roman.