JANVIER 2013

 

La Parole errante à la Maison de l'arbre - 9, rue François Debergue - 93100 Montreuil
Localiser sur un plan



Lors des manifestations se déroulant dans la grande salle,

  vous avez accès à l'exposition :   La Traversée des langages d'Armand Gatti



Mercredi 9 janvier 2013 à 20h30


Grande salle


Banquet : Rencontres art-sport 


Nous réunissons pendant une semaine des sportifs et des artistes venus d’Estonie, de Turquie, d’Algérie et de France, pour échanger sur les relations entre art, sport et société.

Nous partagerons ces réflexions autour d'un banquet et de quelques pas de danse.

Le blog des Rencontres art-sport, rencontres-art-sport.tumblr.com sera en ligne début janvier.

Participants : La Parole Errante, La Revue Eclaire, Rem Dans, FC Toompea, La Fédération Algérienne Sport et Travail, Persephone,  Les Frères poussière, F.S.G.T., La Maison d’Europe et d’Orient, Le Théâtre de la Girandole, l'Entorse et d’autres...

Prix du repas : 7 euros.
Sur réservation uniquement :
Contactez Mélissa au 06. 25. 62. 40. 67

ou par mail melissa.meyer@gongle.fr



 

Vendredi 11 janvier 2013 à 20h


Grande salle

Lecture-performance de Blackout

de Nanni Balestrini  

   

"Nous avons l'intention de prendre ce que nous voulons et ce que nous voulons, c'est ce dont nous avons besoin".

Lecture/Performance de Blackout de Nanni Balestrini, long poème épique sur la saison des révoltes des années 1970 en Italie (Voix : Jérôme Richer - Contrebasse : Vincent Bertholet) à l'occasion d'une nouvelle édition de "Nous voulons tout" et de l'édition de "Blackout" aux éditions Entremonde (www.entremonde.net), en présence d'Ada Tosatti, spécialiste de l'oeuvre de Nanni Balestrini.

Voix et contrebasse font entendre rage et déclin à la force d'un poème.

Nanni Balestrini a beaucoup écrit sur l'italie des années '60 et '70, avec "Nous voulons tout", "La violence illustrée", "Les invisibles", "L'éditeur".

Contrebasse et voix donnent à entendre "Blackout", poème écrit à l'origine comme une "action pour voix" pour le chanteur Demetrio Stratos du groupe AREA, portant sur le blackout de New York du 13 juillet 1977.  Écrit en pleine criminalisation des mouvements - Balestrini est lui-même incriminé en 1979 -  "Blackout" tient du cri de rébellion et d'espoir ainsi que d'une lamentation pour la mort du mouvement.

Le texte est morcelé, tendu, dit l'éclatement comme la possible fin "il y a eu un cri collectif guttural quand les lumières se sont éteintes".

 



Samedi 12 et dimanche 13 janvier 2013


Grande salle


week-end de discussion suite à l'appel

des 451 sur les métiers du livre


en vue de partager des réflexions,d’élaborer des groupes de travail ou de préparer des actions communes


http://les451.noblogs.org/


"La liste est si longue que nous devons nous regrouper, et ainsi enrayer cette machine du progrès aveugle. Plutôt que d’attendre la prochaine mesure européenne de rigueur ou la énième attaque du ministère de la Culture contre la chaîne des métiers du livre, nous préférons nous organiser dès maintenant. Par exemple, en trouvant des alternatives, en créant des coopératives et des mutuelles d’achat, en nous unissant pour de meilleures conditions salariales, ou bien encore en inventant des lieux et des pratiques qui conviennent davantage à notre vision du monde et à la société dans laquelle nous désirons vivre.

C’est parce que nous prenons la mesure du désastre en cours que nous sommes optimistes : tout est à construire. Avant tout, nous voulons cesser de nous rejeter éternellement la faute les uns sur les autres et couper court à la résignation et au défaitisme ambiants. Nous lançons donc un appel à tou.te.s celles et ceux qui se sentent concerné.e.s à se rencontrer, en vue d’échanger sur nos difficultés et nos besoins, nos envies et nos projets.
Vous êtes invité.e.s à une première session nationale de discussions, en vue de partager des réflexions, d’élaborer des groupes de travail ou de préparer des actions communes à Montreuil.

 

PROGRAMME

SAMEDI 12 JANVIER

DE 13h à 19h30 : GRANDE DISCUSSION

Différents travailleurs de la chaîne du livre présenteront les enjeux, les difficultés et les évolutions de leur métier. Moment pour échanger les connaissances des professionnels : de la fabrication à la mise en vente, de l’écriture au partage, du papier jusqu’à la librairie en passant par sa rédaction. Ce sera l’occasion de confronter les intérêts de chaque secteur les uns par rapport aux autres, et de poser sur la table ce qui rapproche ou sépare les différentes activités qui participent à la réalisation de l’objet livre et à la diffusion des idées. Quels sont les contradictions, les mécanismes de pouvoir, les impasses et les perspectives communes ?

13h, avec la participation de :

• Pierre Barki, importateur et distributeur de papiers, PDG de Barki Agency.
• Fréderic Lenoir, PDG de l’Imprimerie coopérative ouvrière de Dijon.
• Benoît Virot, responsable des éditions Attila.
• Une personne travaillant pour Les Belles Lettres Diffusion.

14h, Discussion en assemblée

15h, avec la participation de :

• Yves Pagès, responsable des éditions Verticales.
• Alexandre Mouawad, maquettiste.
• Christophe Versailles, membre du syndicat des correcteurs.
• Frédéric Ciriez, écrivain.

16h, discussion en assemblée

17h, avec la participation de :

• Olivier Michel, libraire de l’humeur vagabonde.
• Cécile Videcocq, déléguée du personnel et responsable CHSCT aux éditions Seuil.
• Régine Lilensten, ancienne responsable des éditions du Sorbier.
• Un-e responsable syndical à la Filpac CGT.
• Un-e bibliothécaire municipal de la Ville de Paris.

18h, discussion en assemblée

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A parti de 19h30 :  FIESTA DE LIBROS

repas (préparé par Ivane et Sidonie)

bar et tables de presse (organisés par la librairie Michèle Firk)

pouvoir point (un One man show d’Yves Pagès)

concerts (invités-surprises, en acoustique)

BOUM (DJ Michel !)

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DIMANCHE 13 JANVIER

DE 13h à 16h : DISCUSSION SUR LE NUMÉRIQUE

Après un exposé par des membres du collectif des 451 au sujet de la vente en ligne (Amazon, Decitre, etc.), différentes personnes viendront parler des transformations induites par la numérisation des documents dans leurs pratiques.

13h, avec la participation de :

• Natacha et Ferdinand (451) sur la vente en ligne.
• Marc Lepoivre, chercheur à l’EHESS en anthropologie des techniques.
• Amandine Mussou, professeure de Littérature française et comparée.
• Guillaume Normand, archiviste au Centre d’action sociale de la Ville de Paris.
• Michel Valensi, responsable des éditions de l’éclat.

14h, discussion en assemblée

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DE 16h à 19h : QUELLES PERSPECTIVES COMMUNES ?

16h, avec la participation de :

• Alfonso Serrano (Madrid), responsable des éditions La oveja roja,
et membre du collectif d’éditeurs espagnols Contrabandos.
• Viviana Chamelta (Madrid), membre fondatrice de la coopérative
d’édition/diffusion/librairie madrilène Traficantes de Sueños.
• Fabrice Domingo (Toulouse), responsable du café-librairie Terra Nova.
• Benoît Jacques, auteur, illustrateur, auto-éditeur.
• Hugues Calvet Lauvin, libraire pour la librairie Envie de lire, Ivry-sur-Seine.

17h à 19h, discussion en assemblée


Vendredi 18 janvier 2013 à 19h30

 

Au début de la lecture, la salle est plongée dans une semi-obscurité, il n’y a qu’une seule lumière provenant d’une lampe sur une table. Proche du public, le comédienlecteur établit assez vite avec les spectateurs, devenus ses « interlécouteurs », une relation directe, un drôle de dialogue, à l’image de celui que le texte déploie — l’auteur s’adressant sans détour à son lecteur, l’interpellant, le houspillant même parfois pour le maintenir en éveil, c’est qu’il faut qu’il aille au bout de son idée qui n’est pas facile à dire.
Pourquoi cette pénombre ? — Pour mieux tendre l’oreille, et percevoir la noirceur de certaines enfances. Celle de Raymond Federman se déroule tranquillement à Montrouge, jusqu’en 1942 où il échappe de peu à la rafle du Vél’d’Hiv’ — sa mère le pousse dans un débarras en lui ordonnant de se taire. Le reste de la famille meurt dans des camps de concentration ; ne survivront que quelques oncles et tantes que le jeune Raymond rejoindra en zone libre, avant d’émigrer en 1947 aux Etats-Unis et d’y écrire la première thèse en anglais sur Beckett.

Parmi ses titres les plus emblématiques, mentionnons : La Voix dans le débarras et Quitte ou double. Il y a chez Federman une urgence à dire qui se combine avec l’art de la digression, et c’est grâce à son ressort comique que cette voix réussit à survivre au débarras, à sortir des cauchemars de l’Histoire. La sur-vie imposant une vie plus intense, une étrange joie funambulesque.

« Tu sais ma mère elle pleurait souvent, elle avait toujours ses grands yeux noirs pleins de larmes, d’ailleurs c’est à peu près tout ce dont je me souviens d’elle…
Ce dont… tiens d’où ça sort ce ce dont… me dis pas que tout à coup je vais me mettre à parler en Belle-Lettres, alors là…
Oui, ma mère elle avait toujours ses grands yeux noirs pleins de larmes, ah qu’est ce qu’elle a pu pleurer dans sa vie ma mère, en tous cas ça a pas duré beaucoup, elle a pas vécu longtemps…
Bon, mais tu vois comme je suis incorrigible, je m’égare tout le temps et j’arrive pas à te raconter ce que je voulais te raconter, c’est l’histoire de ma tante Rachel que je veux te raconter, histoire formidable…
Alors ce coup-ci j’y vais, pour le moment oublie ma mère avec ses yeux pleins de larmes, je t’en parlerai plus tard… »

Raymond Federman, La Fourrure de ma tante Rachel


La lecture dure 45 minutes, elle est faite d’extraits du livre de Raymond Federman et ponctuée par deux morceaux de jazz : Je cherche après Titine (Henri Crolla) et Cleopatra’s Dream (Bud Powell).

Eléments biographiques de Frédéric Faure

Né en 1963, j’ai écrit les textes Calaisiennes, Esquisses de Londres et Vert Secret (publiés respectivement dans les revues Po&sie n° 63, N 4728 n°19 et remue.net) — ce dernier récit a donné lieu à des lectures publiques. J’ai joué Shakespeare, Duras, Brecht, Claudel, Byron et Tchekhov avec la compagnie de Séverine Batier (Théâtre de Buée) et Pinter avec celle de Vincent Lacoste (Groupe Expir). J’ai réalisé le film Le Baron Pourquoi (d’après un conte d’Edward Lear) et mis en scène un spectacle de mes courtes pièces intitulé Un bouquet de catastrophes. Je suis un des quatre auteurs-metteurs en scène-comédiens du spectacle collectif Les artistes et pouvoir, créé par le Théâtre de Buée en juillet 2011 au festival de Limoux (prix de la ville du concours de formes courtes).

 



Dimanche 27 janvier 2013 à 16h


Café Michèle Firk

Lecture de  

La Parole errante de et par Armand Gatti

 

=> En savoir plus : lien vers www.armand-gatti.org



Jeudi 31 janvier 2013 à 20h