OCTOBRE 2013

 

La Parole errante à la Maison de l'arbre - 9, rue François Debergue - 93100 Montreuil
Localiser sur un plan



Du mercredi 25 septembre au dimanche 27 octobre 2013 

Du mercredi au samedi à 20h30 / le dimanche à 17h
Relâche les lundi, mardi et les 11, 12 & 13 octobre

 

Grande salle

L E P A R L O I R C O N T E M P O R A I N
- G a b r i e l G a r r a n
En collaboration avec La Parole Errante

Création

 

Je serai abracadabrante jusquʼau bout

 

Dʼaprès le Journal de Mireille Havet (Editions Claire Paulhan)
Adaptation scénique Gabriel Garran & Margot Abascal
Mise en scène Gabriel Garran Assisté de Bruno Subrini

Avec Margot Abascal Scénographie Jean Haas Lumières Franck Thévenon

Son Pierre-Jean Horville Costumes Cidalia Da Costa Technique Clarisse Gatti
Production LE PARLOIR CONTEMPORAIN en collaboration avec La Parole Errante. Avec le soutien du Ministère de la culture et de la communication, France Culture, les éditions Claire Paulhan, Le Comité Cocteau, Le Fonds Jean Cocteau, La Bibliothèque Interuniversitaire, l’Université Paul-Valéry de Montpellier 3 et l’association Rue du Conservatoire.   

 

Réservations resa.abracadabrante@gmail.com
ou par téléphone 01 48 04 04 65 à partir du 15 août

15 € (tarif plein) / 12 € (- de 26 ans, séniors, chômeurs) / 10 €
(habitants de Montreuil) / 8 € (groupes à partir de 8 personnes)

Achats en ligne sur Billetsreducs et Moxity

 

Le jeudi 10 octobre : à l'issue de la représentation, nous vous convions à une rencontre avec Gabriel Garran et Margot Abascal. Comment est né le projet ? Comment passer d'un journal intime à la scène ? Quel parcours intérieur pour la comédienne ? Ce sera également l'occasion exeptionnelle de rencontrer Gabriel Garran, fondateur du Théâtre de la Commune d'Aubervilliers et du Théâtre International de Langue Française, homme de théâtre, poète, découvreur de texte et d'auteurs, auteur de plus de soixante mises en scène et acteur culturel phare en faveur du renouveau de la politique de décentralisation théâtrale initié dans les années 60.

Le samedi 20 octobre : à 15h, une lecture de poèmes de Gabriel Garran vous sera proposée par plusieurs comédiens.

 

 « Le monde entier nous tire
par le milieu du ventre. »


Il y a tout juste un siècle, une jeune fille de quinze ans à la plume d’Arlequin publiée par Apollinaire ébauchait ses premiers textes et tenait discrètement un journal personnel qui allait prendre une dimension exceptionnelle, par sa découverte posthume récente et sa parution littéraire entamée depuis 2003 grâce à l’éditrice Claire Paulhan. Saisi de la conviction que la scène, lieu acharné de la parole vivante, pouvait vibrer de cette voix, je me suis attaché à ce projet.

Je me suis plongé dans le texte-maelström de Mireille Havet jusqu’à en être envahi, lecture que je dois à Margot Abascal. Ce fut un choc. En ce Journal vertigineux où les mots brûlent à chaque page, hantises obsessionnelle et rapport écorché aux femmes, aux stupéfiants, à l’écriture. Mireille Havet écrit comme on danse, comme on pleure, comme on se détruit soi-même, comme on appelle au secours, comme on ne s’arrête plus d’écrire.

Enigme d’un destin météorique dont on ignore l‘oeuvre de son vivant, comme une cousine éloignée d’Emily Dickinson, toute une partie de mon répertoire scénique est inspiré d’auteurs, de thèmes et de portraits féminins qui sont pour moi comme un fil directeur récurrent. Femmes combattives ou fragilisées, souvent mises à l’écart et rejetées vers la marginalité, elles sont la moitié signifiante d’une humanité en déséquilibre.

Les années dites folles au lendemain de la grande boucherie de 1914-18 ont ouvert de nouvelles boîtes de Pandore, permissives, libertaires, surréalistes. Ce qui stupéfie, c’est sa cible éblouie et increvable, son icône absolue : la Poésie.. Par delà le flamboiement violent de ses passions féminines , rongée par l’avancée rampante et inéluctable des toxiques, le théâtre de celle qui s’intitule abracadabrante passe essentiellement par ce Journal clandestin, non loin d’une forme épistolaire dont elle serait la seule destinataire.

Mon propos est celui du labyrinthe mental de Mireille Havet, de la promesse juvénile jusqu’au dénuement que son écriture sublime et que ses addictions détruisent. Un cri enfermé dans un coffre, une soif insatiable et sans concessions, un parchemin séquentiel échappé au temps. Cette mise en fragmentation confiée au papier –la dernière des libertés – offre sa lumière et ses imprécations.

Sous la forme d’un huis-clos où elle zappe avec elle-même, où le verbe alterne entre fulgurance, cruauté, crudité, c’est la parole poétique de Mireille Havet qui renaît aujourd’hui.

Gabriel Garran

Nos remerciements particuliers à Claire Paulhan, Armand Gatti, Jean-Jacques Hocquard et la Librairie Michèle Firk.


Le Journal de Mireille Havet, éditions Claire Paulhan sera en vente à la librairie Michèle Firk (à La Parole errante).

 

 

Contacts :

Presse: Nathalie Gasser 06 07 78 06 10 /gasser.nathalie.presse@gmail.com
Diffuseurs: Rébecca Aïchouba 06 59 83 01 71 /  contact.parloir@gmail.com

 

Critiques :

« Vous ne connaissez pas Mireille Havet? Ne le regrettez pas, car vous allez la découvrir en un spectacle, et ne la quitterez plus, et n'aurez plus qu'une envie : la lire. » Odile Quirot, Le Nouvel Observateur - 03 octobre 2013

« Margot Abascal, à la grâce aigüe, donne corps aux changeants états d’âme (…) d’une créature vaincue par le plus violent désir d’intensément vivre. » Jean-Pierre Léonardini, L’Humanité, paru le 30 septembre 2013

« Avec une grande maîtrise et une intelligence dramatique tout en retenue, Gabriel Garran adapte et met en scène le journal incandescent de Mireille Havet » Agnès Santi, La Terrasse, paru le  28 septembre 2013 - N° 213

« Margot Abascal est mieux que son interprète, elle est sa porte-parole, son fantôme. (…) On sort de là transpercé… » Jean-Pierre Thibaudat, Rue 89 – Les Blogs, le 07 octobre 2013


Emissions de radio :

France Inter | Studio Théâtre par Laure Adler : ITW Gabriel Garran pour "Je serai abracadabrante jusqu'au bout" d'après le Journal de Mireille Havet (éditions Claire Paulhan) à la Maison de l'Arbre à Montreuil jusqu'au 27 octobre 2013.

On parle de JE SERAI ABRACADABRANTE JUSQU'AU BOUT sur Fréquence Paris Plurielle 106.3 FM, Emission Act’heure /1er octobre 2013, Par Romane Moufflet et Anne Calmat.

A VENIR: Très bientôt, à écouter sur France Culture, Changement de décor | 12-13 par Joëlle Gayot. 20h30, c’est l’heure de Changement de décor avec un nouveau magazine d’une demi-heure consacré au théâtre et, ce dimanche 13 octobre, pour invité: Gabriel Garran.



Jeudi 3 octobre 2013 à 19h30

 

Café Michèle Firk


Atelier de lecture et de discussion

autour de Bolo’bolo

 

Bolo'bolo paraît il y a trente ans, au coeur d'une Europe du Nord marquée par l'essor des squats, le reflux des communautés rurales et du mouvement ouvrier traditionnel. Il s'agit alors de proposer, à ceux qui veulent continuer à poursuivre des fins révolutionnaires, une sorte d'utopie régulatrice qui prenne acte des dynamiques de lutte qui ont récemment vu le jour : luttes écologiques, luttes féministes — et qui renonce, par un geste peut-être post-moderne, à proposer un grand modèle d'organisation à développer afin d'imposer, après avoir fait table-rase, une nouvelle société. Pour PM, l'auteur longtemps anonyme de ce texte réédité à nouveau en 2013 aux éditions de l'éclat, Bolo'bolo est une « pragmatopie, un agenda, une shopping list de l'alternative au Capital » dont l'un des buts est de « réduire les peurs du ¨lendemain¨ ». Si le texte se présente comme l' index déroutant d'un monde post-capitaliste, il n'a pas, cependant, ce caractère hors-sol, géométrique qui fait le propre de la littérature utopique. Le chaos relatif qui y est décrit, l'étrange mélange entre communauté et individualisme qui y est mis en scène, les bricolages technologiques et organisationnels qui le peuple font que PM décrit bien un possible, à la fois désirable et ancré dans le présent. Et l’auteur est clair : il s’agit pour lui non de faire fanstamer des « planificateurs alternatifs » mais de donner du grain à moudre aux luttes d’un prolétariat qui doit, aujourd’hui, viser au-delà de l’horizon proposé par l’État, les marchands les promoteurs des gadgets technologiques.
(Re)lire Bolo’bolo, c’est ainsi questionner le rôle de l’imaginaire dans les luttes et la place, peut-être trop réduite laissée à la pensée du lendemain.
Texte en ligne : http://www.esprit68.org/infokiosque/bolobolo.pdf
 
 


Vendredi 11 octobre 2013 à 20h

 

Café Michèle Firk

Yves Pagès à propos de  

The Wire et Street Voice :
deux regards sur l’envers du décor de

l’ American Dream à Baltimore

 

Au milieu des années 90, David Simon, journaliste licencié du Baltimore sun, et Ed Burn, ex-inspecteur de police devenu enseignant, enquêtent dans les rues de Baltimore pour tâcher de comprendre les règles complexes de l’économie de la drogue. Cette enquête inspirera directement la série télévisée The Wire qu’ils co-écriront au début des années 2000.
Ces mêmes années, dans les mêmes rues de Baltimore, à l’initiative de Curtis Price, travailleur social, un groupe d’ homeless et junkies rédige et distribue un journal de rue, Street Voice, périodique gratuit qui constitue une somme de témoignages rares, sous-tendus d’une critique sociale radicale.
 

Yves Pagès est auteur et co-dirige les Editions Verticales.

 


 

Vendredi 11 & samedi 12 octobre 2013 


Grande salle

Festival îDfolk 2013

Festival de danses et musiques folks en Ile-de-France.

Stages de danse, stage de musiques, bals...

 

Programmations, réservations, tarifs, contacts sur :

https://sites.google.com/a/carambal.fr/idfolk/



 


Vendredi 25 octobre 2013 à 19h30

 

Café Michèle Firk


Anne Guérin, Prisonniers en révolte. Quotidien carcéral, mutineries et politique pénitentiaire en France (1970-1980) 

Editions Agone


L’auteure Anne Guérin viendra nous présenter son livre qui s’appuie sur des sources nombreuses et variées pour dire la prison dans une période cruciale qui voit éclater, dans le sillage de Mai 68, des révoltes de prisonniers audibles par l’opinion publique.

Après un état des lieux de la vie quotidienne dans l’institution carcérale, l’auteure analyse les répercussions de l’« établissement » involontaire des maos dans les prisons françaises, puis la création du Groupe information prisons (GIP) et le rôle des intellectuels qui y participent. Suivent la présentation des premières révoltes de prisonniers (1971–1973), puis un tour de France des mutineries de l’année 1974, souvent très médiatisées, qui entraînent la réforme « libérale » d’Hélène Dorlhac (1975). Mais les lendemains déchantent vite, et le pouvoir contrebalance ces timides avancées par la création des quartiers haute sécurité (QHS) et l’affirmation du droit de punir avec le ministère d’Alain Peyreffite.
D’hier à aujourd’hui, le livre s’attache enfin aux conséquences de l’enfermement sur le corps des détenus et sur la situation des femmes en prison. Il est complété par un entretien avec maître Henri Leclerc.
Livre d’enquête sur la situation carcérale durant ces années de révoltes, il est aussi le médiateur de la parole ordinairement inaudible des détenus.
Journaliste et sociologue, membre de l’Observatoire international des prisons, Anne Guérin est également l’auteure de Les Pollueurs. Luttes sociales et pollution industrielle, Seuil, 1980.