FEVRIER 2015


La Parole errante à la Maison de l'arbre - 9, rue François Debergue - 93100 Montreuil
Localiser sur un plan   
 


 

Dimanche 1er février 2015 à 15H

 

TUTSI !
Paroles de rescapés par les rescapés eux-mêmes.

 

 Réservation très conseillée (jauge limitée à 120 places) :
ciepasseursdememoires@gmail.com

Paf : tarif unique, 10 €
Réduit : 6 € (groupes, lycéens, montreuillois, demandeurs d’emploi)

 

Une co-réalisation d’Ibuka/Rhône-Alpes et de la Cie Passeurs de mémoires (Ile-de-France)
Une rencontre rendue possible grâce aux soutiens du Conseil Régional Rhône-Alpes et du site participatif Proarti.

 

Jeanne Allaire
Liza Mignonne Isaro
Sy Valens Kabarari
Clémence Narambe
Manzi Ndagijimana
Jean-Paul Ruta
Liliane Umwali

… accompagnés par Elise Delage (psychologue clinicienne) et Dominique Lurcel (metteur en scène)


Un projet en perpétuel mouvement


Ils sont sept. Tous survivants du génocide. Ils ont entre 21 et 37 ans. En 1994, au Rwanda, ils avaient donc entre un et dix-sept ans. Vivant à Lyon depuis un temps différent selon chacun, ils ont décidé, à partir de janvier 2013, de se rencontrer régulièrement.

À l’origine, il s’agissait, pour ce groupe, de réunions mensuelles, au cours desquelles, sous le regard bienveillant d’Elise Delage, une parole libre s’exprimait, s’échangeait, fluide, dans une écoute chaleureuse, loin de tout regard extérieur, sans volonté préalable de témoigner. Puis se sont  imposés, assez rapidement, le désir et la nécessité de raconter, de transmettre : un ami commun met alors le groupe en contact avec Dominique Lurcel. Ce dernier a déjà mené, quelques années plus tôt, un projet théâtral autour du livre de Jean Hatzfeld, Une saison de machettes. La rencontre a lieu à Lyon, et Dominique Lurcel accepte immédiatement de partager le chemin à venir.
Donc, le recours au théâtre - mais, en l’occurrence, pour s’en méfier : le risque était grand, en effet,  de « dramatiser » -Primo Levi disait que, sur de tels sujets, il ne fallait « pas crier, mais faire crier »…Risque aussi de voir, au cours des répétitions puis des représentations, se figer, se scléroser la vérité, la fragilité et la force de chaque parole originelle. De laisser échapper, peu à peu, sa sensibilité propre, qui la rendait  unique.

Conscients de ce danger, on a construit un « déroulé ». Une sorte de canevas, quelques repères, un cadre laissant, à l’intérieur, un grand espace de liberté, d’improvisation, offrant  toute sa part à l’inattendu, à l’imprévu, y compris à la possibilité, pour les spectateurs, d’intervenir…. Risque pour risque, on a ainsi préféré celui de la transmission « sans filet »…
 
On ne parlera  donc pas de « spectacle ». Plutôt  d’une  rencontre avec les gens présents ce jour-là, dans l’espace et le temps d’une transmission de récits : mais sans espace scénique séparé  -les « acteurs » sont mêlés au public- et sans temps arrêté au préalable : liberté oblige, la transmission n’a pas la même durée, ni tout-à-fait le même contenu à chaque rencontre.
C’est la « part du risque » du spectateur, qui permet un passage naturel aux échanges qui suivent, et parfois même des interventions pendant le déroulé lui-même….

 

Contacts Cie
Dominique Lurcel :
ciepasseursdememoires@gmail.com / 06 87 20 79 11
Administration : Céline Bothorel
cbothorel@gmail.com/ 06 84 56 07 07
Site:www.passeursdememoires.fr

Passeurs de mémoires, compagnie fondée par Dominique Lurcel en 1997, bénéficie depuis 2006 du soutien du Conseil Régional d’ile-de-France, au titre de la Permanence Artistique (PAC)


Café Michèle Firk  -

Lundi 2 février 2015 - 19H

 

Jacques Lesage de La Haye

 

Jacques Lesage de La Haye, psychanalyste reichien et militant anti-carcéral et anti-psychiatrie viendra discuter d’un texte qu’il a écrit dans une brochure intitulée « Psychanalyse et Anarchie ».
Les ateliers réflexion/déconstruction autour de la psychiatrie et son monde. Tous les premiers lundi du mois.
Certain-e-s ont fait l’expérience de la psychiatrie de la place de patients, de professionnels, ou encore de familles de « psychiatrisé-e-s »… Chacune de ces expériences vécues véhiculent des discours souvent critiques et très hétérogènes, en fonction de la place de celui qui le tient. D’une manière générale, ce champ reste flou et inconnu à une large partie de la population. Or, « le trouble psychique » nous concerne tous et toutes dans la mesure où la souffrance et le mal-être sont aussi les lots de toute vie humaine, et qu’en ce sens il renvoie à des questions fondamentales : qu’est-ce que la folie ? Doit-on la soigner ? Qu'est-ce qu'implique « la réinsertion » dans le monde des normopathes ?
Il nous parait également intéressant de nous interroger sur les origines et les fonctions de cette volonté actuelle de tout « pathologiser » et d’ainsi ériger nos émotions négatives, constituantes de l’être humain, comme des maladies à éradiquer. Plus largement, cela amène à s’interroger sur la tendance actuelle à normaliser les comportements, à lisser les personnalités, par le biais d’institutions comme la psychiatrie, l’école ou la famille, ou plus largement par la doxa néolibérale, afin d'homogénéiser et surveiller la population. Gommer ainsi les hétérogénéités risque d’annihiler la réflexion dans la mesure où c’est de la différence, des divergences de chacun, que va pouvoir naître le débat et le début des questionnements.



Mercredi 4 février 2015 - 20H30


Sur les traces de l'immigration italienne 
Huitième station

 Ici c’est gris, gris, le ciel est bas.

En Italie le ciel est trop haut ! ou Le loup a mangé la brebis

 

Concert - Spectacle

chants, témoignages et photos des immigrés italiens en France

Créé et dirigé par Anna Andreotti avec : Anna Andreotti, Gerardo Maffei, Simone Olivi et Margherita Trefolonile « Chœur de l’Emigration »


Réservations : 06 01 80 43 27 / lamaggese@neuf.fr

tarifs : 5* / 8** / 10 euros* - chômeurs **habitants Montreuil


A partir de janvier 2010, Anna Andreotti commence la collecte des témoignages et des chants. Le matériau musical est ensuite retransmis  à un  chœur  qui retravaille et s'approprie le répertoire. Avec les chants,  la parole est aussi progressivement retranscrite et adaptée pour la scène sous forme de dialogues imaginaires entre les différents témoins. Les chants rythment et complètent les récits. Sur les traces de l'immigration italienne, c'est la transmission de nos mémoires,  les chants de l'enfance, de l'exil, du travail. C'est la restitution des récits de vie, dits et chantés, des joies et des douleurs partagées avec le public. Sur les traces de l'immigration italienne n'est pas un spectacle au sens traditionnel du terme ; il nous fait revivre les émotions d'une rencontre avec une culture d'émigrants si proche finalement de la française. Ces témoignages et ces chants résonnent, par leur authenticité, comme un appel puissant à ne pas perdre notre histoire. Ce projet est dédié à la recherche de traces enfouies dans la mémoire des Italiens et de leurs hôtes les Français : traces physiques sur le territoire, traces émotionnelles, de coutumes et, tout particulièrement, traces musicales. Voici le 8ème épisode à partir des témoignages et chants collectés à Charleville et sur la pointe du Givet, un voyage dur et poignant plein d'amour et de rage pour la mère patrie et la France sœur et terre d'accueil…

une production Arsenal Fragile / Maggese www.lamaggese.fr


Café Michèle Firk  -  

Jeudi 5 février 2015 - 19H

 

Écoute collective

Nucléaire, la fabrique de l’oubli
Documentaire radio en 14 épisodes


Ce projet est né après la lecture d’Oublier Fukushima, d’Arkadi Filine et de La supplication. Tchernobyl, chronique du monde après l’apocalypse, de Svetlana Alexeievitch.
« À la lecture de ces livres, le sentiment que 25 ans après ‘‘quelque chose’’ se rejouait prenait à la gorge. Après le 11 mars 2011, nous étions gavés d’une bouillie d’informations sur la situation à Fukushima. Et puis très vite, comme toujours, au milieu du flot continu des nouvelles, le drame japonais est devenu obsolète. La catastrophe de Fukushima est toujours en cours, celle de Tchernobyl aussi.
Au travers d’autres lectures, il est très vite apparu que le désastre du nucléaire n’était pas que celui des catastrophes, mais bien celui de la routine de la société nucléaire et de la façon dont nous nous en accommodions. Est née alors l’envie de partager ces textes et d’y réfléchir collectivement. Un petit groupe s’est créé avec le projet de concevoir un document radiophonique (…) ».

Les lumières sont douces, on prend le temps de revenir sur une histoire décisive et de partager nos sentiments, nos connaissances à partir de ce docu bien fichu. L’écoute des deux premiers épisodes, enthousiasmante, nous a donné le goût de continuer. Le bateau peut évidemment se prendre en route.
Au programme, les épisodes 5 et 6 de 40 minutes chacun : « Les liquidateurs et les hommes jetables du nucléaire » et « Négationnisme ».

 

lafabriquedeloubli.noblogs.org



Du vendredi 6 au samedi 14 février 2015 - 20H30

Dimanche 8 à 16H - Relâche le 9.

 

Le soleil juste après

Cie Ophélia Théâtre

 

Danse/Théâtre/Musique/Cirque/Chant
Brésil/Maroc/Togo/France


Création internationale avec 11 artistes des favelas du Brésil, des périphéries du Maroc et des rues du Togo.


Mise en scène et écriture :
Laurent Poncelet Assistant : José W. Junior Lumière : Fabien Andrieux Musique : Zakariae Heddouchi, Clecio Santos, Sodjiné Sodetodji Avec : Abdelhaq El Mous, Soufiane El Kati, Houssaini El Zahid, Zakariae Heddouchi, Luciana Nascimento, Bruno Franca, Clecio Santos, Marcio Nascimento, Ingrid Silva, Germano Silva, Sodjiné Sodetodji.



« Le Soleil juste après » est un spectacle hors norme d'une énergie époustouflante créé avec 11 artistes des favelas du Brésil, des périphéries du Maroc et des rues du Togo. La création ébranle, décape et ne laisse personne indemne : c’est une véritable claque. Les spectateurs disent en ressortir sonnés, secoués, bouleversés. Face à une urgence qui prend à la gorge et désarçonne, face à la force poétique qui en jaillit. C’est du feu. Le thème : la jeunesse, celle des périphéries du monde, avec ses colères, ses peurs, ses rêves. Et son énergie de vie. Avec comme armes les corps, les corps qui luttent et qui dansent, qui se jettent et défient le vide, jusqu’au bout, jusqu’à l’épuisement. Jusqu’à la transe. Emportés par ce qui brûle en eux. Ils dansent, dans un rythme effréné, dans un tourbillon de sonorités et de langues, ils dansent, soulevés par les percussions et chants gnawa, mina ou brésiliens. C’est un cri et un hymne à la vie aux frontières floues entre musique, danse, théâtre et cirque. Un spectacle total avec des mots comme des uppercuts.

 

Tarifs : 15 / 12 / 7 euros
Tout public à partir de 10 ans

RESERVATIONS : 07 83 08 91 32

 

Production : Cie Ophelia Théâtre. www.opheliatheatre.fr

Coproduction : Espace Paul Jargot et Heure Bleue – scène Rhône-Alpes.
Partenaires internationaux :
Pé no Chão (Brésil), Éclats de Lune (Maroc), Cie Zigas (Togo), Cie Buissonière (Belgique).

Avec le soutien de : l’Institut Français, de la CITF, du Conseil des Arts du Canada, de la Province du Québec, du Ministère de la Culture de la France, de la Fédération Wallonie-Bruxelles, de la Région Rhône-Alpes, du Département de l’Isère, des Villes de Grenoble et de Crolles.


Café Michèle Firk  -  

 Jeudi 12 février 2015 - 19H

 

Présentation de

 Villes contestées. Pour une
géographie critique de l’urbain

 de Cécile Gintrac et Matthieu Giroud

Editions Les Prairies ordinaires


Ville globale, ville créative, ville multiculturelle, ville intelligente… Autant de slogans à la mode qui imposent et diffusent une vision aseptisée et consensuelle des réalités urbaines. Les villes doivent au contraire être bousculées, chahutées, contestées. C’est précisément ce que ce recueil se propose de faire en réunissant pour la première fois un ensemble d’auteurs dont la réflexion n’épargne ni les espaces urbains, ni les élites qui les façonnent et les gouvernent. Par la radicalité de leurs analyses, qui portent entre autres sur la financiarisation de la production urbaine, sur les trompe-l’oeil que représentent le développement durable, la mixité sociale ou le multiculturalisme, sur les dispositifs de surveillance et de contrôle des populations, et plus globalement sur les formes de domination qui régissent les rapports sociaux en ville, les onze textes réunis dans ce recueil parviennent à identifier, et par là à contester, les nombreuses contradictions spatiales et urbaines que le système capitaliste produit et reproduit. Ils nourrissent ainsi une géographie critique de l’urbain et, indirectement, une critique en profondeur des sociétés contemporaines.
Avec des textes de : Jennifer Robinson, Melissa R. Gilbert, David Harvey, Erik Swyngedouw, Neil Smith, Edward W. Soja...

Cécile Gintrac présentra le recueil qu’elle a co-dirigé. Les onze textes analysent des situations variées du Canada à l’Europe en passant par l’Amerique latine. Ce sera l’occasion de discuter des luttes de territories qui nous occupent ici et ailleurs.


Café Michèle Firk  -  

 Vendredi 13 et samedi 14 février 2015 - 19H

 

Les Éditions La Lenteur
Présentation de deux ouvrages

 

Sivens sans retenue
Vendredi - 19H

En ces premières semaines de 2015, les éditions La Lenteur font paraître à chaud un recueil de documents sur la lutte contre le barrage de Sivens. Tracts, articles d’analyse, échanges épistolaires virulents, tribunes et
témoignages parus dans la presse, appels et contre-appels : 160 pages retracent la montée en puissance de la mobilisation et donnent une idée de la diversité des tendances à l’oeuvre, en son sein et contre elle.

 

« Les événements de l’automne 2014, autour du chantier de barrage dans la forêt de Sivens (Tarn), marquent le franchissement d’un nouveau seuil dans le conflit qui oppose l’État français à des fractions de la population qu’il administre, sur les questions d’aménagement des territoires. Des groupes plus nombreux et plus décidés qu’auparavant, bien qu’ils restent très hétéroclites, s’opposent à la phase actuelle de l’aménagement capitaliste de leurs pays et créent, à force d’obstination, des points de fixation. »
(extrait de la note d’intention)


L’Inventaire #1
Samedi - 19H

L’Inventaire est une revue de critique sociale à parution semestrielle.
Animé par la volonté d’exprimer et de faire entendre une certaine manière de critiquer le monde contemporain, le comité de rédaction se donne pour but de reprendre et poursuivre ce qui est traditionnellement appelé la question sociale par la publication de productions originales, de textes d’auteurs méconnus ou mal lus, de traductions et de contributions extérieures susceptibles de faire de cette publication un lieu d’échanges et de débats. Au fil des numéros nous ne nous refuserons aucun genre littéraire, aucune thématique du moment qu’elle nous parait s’inscrire dans la ligne que nous souhaitons privilégier, celle qui permettra de rendre possible l’inventaire de ce qui, dans les idées comme dans les pratiques, reste à défendre, mérite d’être reconsidéré ou doit être écarté. Nous espérons ainsi pouvoir diffuser des idées et en proposer d’autres, pour que le courant qu’elles forment gagne en étendue comme en profondeur, et contribue à l’élaboration d’une culture critique commune.


Du mardi 17 au samedi 21 février 2015


Festival Elles résistent

PROGRAMME DETAILLE : www.ellesresistent.free.fr

 


Mardi 17  Inauguration
18H30 ouverture pour informations, programme,  abonnements. Cafétéria.
19H30 CHORALE « A TOUT BOUT  DE CHANT » Polyphonie populaire

20H30  SCUM RODEO d’après le texte de Valérie Solanas. Interprété par Sarah CHAUMETTE
22H «LA POUPEE D’ARCHIMEDE » d'Isabelle Sezionale, éd. Au Pays rêvé . 2014, Extraits mis en voix par Karin Bernfeld ,comédienne.
22H30 EXIL Chorégraphie Emmanuelle Jacquet
Mercredi 18
18H30 DEBAT: Le comité de soutien à la lutte des femmes  de KOBANE Témoignages-Film documentaire-
20H30 PETITES HISTOIRES DE MOKRI Spectacle jeune et tout public de et par Ratiba Mokri, créé en 2005.
22H S’CON’SE FAIT RANCE , WERNERA VERANDA De et par Caroline Deyber.
Jeudi 19
18H30 DEBAT avec ADVOCACY Débat femmes/lesbiennes et santé mentale :
20H30 RUTABAGA (LE) De et par Delphine Orléach, Mise en scène Caroline Pallarès
22HLISE, Compositions au piano et à l'orgue jazz
vendredi 20
18H30 Les Voix Rebelles vont vous faire chanter , Groupe de chants féministes
20H30« PLAINTE CONTRE X" d’après le livre de Karin Bernfeld, éd. La Margouline / Hypathie 2013
21H MEDEE Interpréter Médée, la version féministe de Franca Rame et Dario Fo via La clown de Maiwenn
21H30 DISCORDANCES  création collective produite par :"Je resterai Toujours Moi/ I Will Always Be Me"et"Soul Sun Studio".
Samedi 21
Ouverture à midi
De 12H à 14H  Ateliers autogérés par celles qui les organisent.
14H30 AQUELARRE COLLECTIF Performance interactive
18H AUDE : Tissu aérien
18H 30 Rencontre/échanges avec le collectif ELLES RESISTENT et d’autres collectifs et associations : Comment résister, aujourd’hui en tant que féministes
21H SOIREE
-Piano avec Lise et performance de Maïwenn
-TUK Talented Ugandan Kuchus, chanteuses
-Performance du réseau des lesbiennes dépassent les frontières.
SLAMER / CHANTER / DANSER , Audrey, Brigitte, Eva, Louise, Ophélie, Reya, Zolan'Gono…
- LES DECADANCES:  Natalya, Marie Aude, Sylvie…


Mercredi 18 février 2015 - 18H30

 

Présentation de

La Revue Z rencontre Thomas Deltombe

autour de son livre L’Islam imaginaire
Editions La découverte


 

« Péril islamiste » ou « menace terroriste », « dérives communautaristes » ou « menaces sur la République » : le « problème de l’islam » est aujourd’hui au coeur des débats publics en France. Mais quel est donc le « problème » ? Pourquoi les « musulmans » sont-ils constamment sur la sellette ? Et, surtout, comment les médias ont-ils progressivement construit une véritable islamophobie ? Pour comprendre cette évolution, Thomas Deltombe s’est plongé dans les archives de la télévision française : il a passé au crible les journaux télévisés du 20 heures et les principales émissions consacrées à l’islam sur les grandes chaînes nationales depuis... trente ans. De la révolution iranienne de 1979 aux suites du 11 septembre 2001 et aux derniers débats sur le « foulard », le récit qu’il rapporte ici de ce voyage au coeur de la machine à façonner l’imaginaire est aussi sidérant que passionnant.
Décortiquant dérapages et manipulations, Thomas Deltombe montre comment le petit écran a progressivement fabriqué un « islam imaginaire », sous l’effet conjoint de la course à l’audience et d’une idéologie pernicieuse de stigmatisation de l’« Autre » musulman.

Revue Z : www.zite.fr


Vendredi 20 février 2015 - 19H30

 

 

Présentation de Graffiti Baladi


Graffiti Baladi  est un documentaire sur le graffiti en Égypte, moyen d’expression de la Révolution. A travers des témoignages, des images des créations des artistes révolutionnaires, les deux réalisatrices cherchent à comprendre l’appui, la force qu’est ce «média» pour les révolutionnaires égyptiens.

Les réalisatrices Lisa Klemenz et Leslie Villiaume nous présenteront leur film et leur livre paru récemment.


www.graffiti-baladi.com


Du vendredi 27 février au dimanche 1er mars 2015

Ouverture le vendredi 27 février au CENTRE POMPIDOU, cinéma 2 Paris
avec CHANT PUBLIC DEVANT DEUX CHAISES ELECTRIQUES A 18H
 

Samedi 28 février et dimanche 1er mars à LA PAROLE ERRANTE à partir de 10H.

VOIR LE PROGRAMME