JUIN 2015


 
 Parole errante à la Maison de l'arbre - 9, rue François Debergue - 93100 Montreuil

Localiser sur un plan / Suivre     et   

 


Vendredi 5 et samedi 6 juin 2015 

20H vendredi -  15H samedi


Spectacle « Le Chantier» 

 Compagnie Naje - Nous n’Abandonnerons Jamais l'Espoir 

 

Parce que nous avons toutes et tous une histoire avec le travail. Celui qu’on a, celui qu’on n’a pas. Celui qui nous rend heureux, nous fait souffrir, nous fait violence, nous opprime… « Le Chantier », c’est un spectacle de théâtre-forum qui questionne le travail, le non-travail, le travail bien fait, le travail mal fait, l’aliénation, l’engagement, la fragilité, la santé, le management… Nous vous invitons à découvrir « Le chantier », la nouvelle création de la Cie NAJE (Nous n’Abandonnerons Jamais l’Espoir). 60 citoyen-ne-s, comédien-ne-s et amateur-e-s, seront là pour vous accueillir, jouer le spectacle et faire forum avec vous !

Le spectacle est gratuit, mais les réservations obligatoires !

Deux possibilités pour réserver vos places :

1/ Faites votre réservation par mail : resanaje@gmail.com. Précisez le nombre de places que vous souhaitez, la date (5 ou 6 juin) et à quel nom vous réservez vos places. Nous vous enverrons un mail de confirmation en vous précisant la « procédure » à suivre.

2/ Ou participez à notre campagne de financement via le site Ulule ! Cette collecte doit servir à financer une partie des frais de ce spectacle, pour que ces grands chantiers d’éducation populaire et de création collective, qui sont l’âme de la compagnie, perdurent ! Pour chaque don, petit ou grand, une place vous est réservée d’office pour le spectacle.



LE CHANTIER Compagnie NAJE- Juin 2015 par COMPAGNIENAJE



Au Café Michèle Firk 


Samedi 6 juin  2015 - de 13H à 15H

 

Groupe public de lecture

Séances suivantes les samedis 13, 20, 27 juin (même horaire)


« L’heure est venue pour nous de demander ce que c’est que la philosophie. Et nous n’avions pas cessé de le faire précédemment, et nous avions déjà la réponse qui n’a pas variée : la philosophie est l’art de former, d’inventer, de fabriquer des concepts. Mais il ne fallait pas seulement que la réponse recueille la question, il fallait aussi qu’elle détermine une heure, une occasion, des circonstances, des paysages et des personnages, des conditions et des inconnues de la question. Il fallait pouvoir la poser « entre amis », comme une confidence et une confiance, ou bien face à l’ennemi comme un défi, et toute à la fois atteindre à cette heure, entre chien et loup, où l’on se méfie même de l’ami. »

Nous avions nous aussi envie de nous poser cette question, ensemble, entre amis, en se passant des rôles confortables et figés de l’enseignement, hors du carcan universitaire où la philosophie s’enferme, comme coupée de tout enjeu réel. Expérimenter une pratique libre et collective d’un texte, sans tous les garde-fous habituels qui restreignent la pensée, en assumant les risques et les incertitudes qui en découlent, avec pour seul chemin ce livre et cette question : qu’est-ce que la philosophie ?

 


Au Café Michèle Firk 


Jeudi 11 juin  2015 - 19H

 

Présentation d'Hacène Belmessous de son livre :  

Le Grand Paris du séparatisme social

 

Comment les luttes de la Zad de Notre-Dame-des-Landes et les jardins collectifs de la Ferme du bonheur, à Nanterre, peuvent-elles aider à inventer et imposer un droit à la ville ? À produire de l'égalité et non des formes urbaines de la séparation sociale, comme le quartier de la Défense par exemple ? La ville de Paris ne manque pas de contestations ni de résistances contre les managers de l'urbain. L'enquête sociologique de Hacène Belmessous dessine ainsi à partir d'expérimentations et de batailles locales ce que pourrait être une autre ville. Il dresse un état des lieux du monopole des expertises qui essayent de produire la ville sans ceux qui l'habitent. Son livre essaie aussi de penser ce qui relie les résistances de NDDL à celles de Nanterre ou d'autres banlieues. Que pourraient être ces liens, au-delà de toute séparation entre luttes sociales et batailles pour l'autonomie de territoires, puisqu'il s'agit de ne pas reproduire le séparatisme social du Grand Paris ? Et si ces résistances tirent leur force de leur ancrage local, comment de telles expérimentations locales peuvent-elles inspirer, être partagées, et surtout indiquer ce que peut être, dans la France d'aujourd'hui, le droit à la ville ?

Post-éditions. Mars 2015.

 

 


Du vendredi 12 au dimanche 14 juin 2015 

 

Festival Ta Parole


 

BILLETERIE EN LIGNE  www.festivaltaparole.org

 

Vendredi 12 juin. Ouverture des portes à 18H

 

Apéro concert avec les cotons tiges

Fredo des Ogres chante Renaud

Garance

Tout le programme détaillé de la soirée


Samedi 13  juin. Ouverture des portes à 16H


Apéro concert avec les cotons tiges

Loïc Lantoine

Les Yeux d’la Tête 

Radio Elvis

Johnny Montreuil

Danny Buckton Trio

Tout le programme détaillé de la soirée


Dimanche 14  juin. Ouverture des portes à 13H30

13h30 :  brunch en famille. Début des concerts à 14h00

 

Apero-concert avec les cotons tiges

Merlot 

Debout sur le Zinc

Romain Didier

Horla

Tout le programme détaillé de la journée



Programmation du Festival Hors Les murs du 5 au 11 juin

 

www.festivaltaparole.org/hors-les-murs-2015

 



Au Café Michèle Firk 


Jeudi 18 juin 2015 - 19H30


Présentation /discussion autour de

Lire la première phrase du Capital de John Holloway


Pour John Holloway, auteur de Changer le monde sans prendre le pouvoir (2002, 2007 chez Lux/Syllepse) ainsi que de Crack Capitalism (2010, 2012 chez Libertalia), il convient « d'ouvrir » et de « casser » les concepts classiques de l'économie politique qui se présentent comme neutres et homogènes. C'est derrière cette façade qu'apparaît un monde d'insoumissions et d'antagonismes. Quand la théorie se fait critique, elle propose les pistes d'un changement radical du monde : elle est théorie de la crise. Dans son dernier petit livre, Lire la première phrase du Capital, Holloway revient sur cette « richesse » par laquelle commence Le Capital de Marx pour s'attacher à déceler dans quelle rapport elle se situe vis-à-vis de la « marchandise ». À travers cette analyse, on saisit le pari de cet auteur proche de l'expérience zapatiste : c'est en renouant avec une lecture des textes et des événements où l'on prend en compte les cris que la pensée de Marx peut redevenir une ressource vivante pour étoffer nos ruptures et nos révoltes.
Avec Julien Bordier et José Chatroussat, l'éditeur et le traducteur du livre, nous évoquerons la singularité de cet auteur du « marxisme ouvert » et nous discuterons de ce qu'il veut nous faire entendre, en échos avec ce qui se joue dans le Mexique d'aujourd'hui, et au-delà.

Libertaria. Février 2015.

 


Jeudi 18 juin 2015 - 20H



 

Les Pépinières européennes pour jeunes artistes présentent

NDOHO ANGE 

ARTISTE INVITEE EN RESIDENCE A LA MAISON DE L’ARBRE

AVEC LA VIDÉASTE MAYA O’MAYA ET LES JEUNES DANSEUSES DE MONTREUIL


Dans le cadre du programme des Fabriques de la culture, les Pépinières développent des programmes de création, de production et de diffusion dédiés aux artistes de la relation à l’autre pour rendre lisibles leurs actions à un large public.

À l’occasion d’une préfiguration de résidence longue avec artiste invité, Ndoho Ange travaille avec les danseuses de la Noue (Association Rues et Cités) à la Maison de l’arbre en collaboration avec la vidéaste Maya O’Maya.
Une restitution de leur travail sera donnée le jeudi 18 juin 2015 à 20h.


NDOHO ANGE (FRANCE)


Artiste performeuse, Ndoho Ange raconte des histoires en dansant. Dans les années 2000, elle se perfectionne en hip-hop et expérimente l’improvisation. Ndoho Ange se forme à la technique de mouvement Dunham qui emprunte à des influences antillaises, subsahariennes, sud-américaines et afro-américaines au centre Free Dance Song. Elle part étudier les danses traditionnelles aux Antilles, où elle rencontre la chorégraphe Léna Blou qui lui enseigne la Technique Ka. Ndoho Ange développe actuellement une recherche chorégraphique sur les mouvements du corps en état de transe. Ndoho Ange a initié en 2014, un projet chorégraphique en binôme avec l’éducatrice Katia Baudry et une dizaine de jeunes filles montreuilloises.
Ce projet sera développé dans le cadre de cette résidence avec artiste invité, en relation avec la vidéaste Maya O’Maya.

MAYA O’MAYA (CONGO)

Artiste visuelle pluridisciplinaire, née en 1981 à Brazzaville (Congo), Maya O’Maya accumule et détourne les éléments de similitudes et de différences entre les cultures.
Dans ses combinaisons une multitude de références se confrontent.
Sa production transversale prend des formes multiples. Ses installations présentent différents médiums (dessins [traditionnels ou digitaux], peintures, photographies, assemblages etc.)
Pour Maya les icônes détournées sont les composants visibles d’une culture. Dans ses productions elle questionne les origines des images, et donne à voir un itinéraire, un processus, celui de leurs propres réalisations. Diplômée en 2007, avec mention très bien d’un Master de recherche en Arts plastiques, Design et Medias numérique de l’université Panthéon Sorbonne, Maya O’Maya vit et travaille à Paris.


La Fabrique des Pépinières à la Maison de l’Arbre. Entrée libre.

Avec le soutien: du conseil régional d’Ile-de-France - programme Fabriques de la Culture, la Mairie de Paris - programme de résidence à la Cité internationale des Arts, la Commission européenne, le Ministère de la Culture et de la communication, le Ministère de la ville, de la jeunesse et des sports et le conseil général de Seine-Saint-Denis.
Avec le concours de : L’Association Rues et Cités et Katia Baudry, La Parole Errante à la Maison de l’Arbre, NOVA et Arte Créative.


Du vendredi 19 au dimanche 21 juin 2015 

Ouverture le vendredi à 18H


 Conférences gesticulées

 

C’est quoi une conférence gesticulée ?
« A l’origine c’est une blague ; un acte impertinent d’homme remonté contre un système. Aujourd’hui c’est devenu un concept, un outil militant dont tout un chacun peut se saisir. »
Le Lien social, no 1113, 11 juillet 2013


Objet hybride entre le spectacle et la conférence, la conférence gesticulée mélange des savoirs « chauds » — vécu personnel du conférencier gesticulant, expériences professionnelles, anecdotes — et des « savoirs froids », plus théoriques et se termine par un atterrissage politique (ce qu’on peut faire pour agir sur ce sujet).
Cette approche par le récit (un conférencier explique, un gesticulant raconte), ce mélange de « chaud » et de « froid »  donne une force au sujet inégalée par une conférence, un film, une exposition ou un livre.

www.lecontrepied.org

 

 

Télécharger le programme complet 


 

Vendredi 19 juin


18H  Le mystère du journalisme jaune par Philippe Merlant 

Sur les traces de Joseph Rouletabille, Philippe Merlant part élucider ce très grand et très curieux mystère : « Pourquoi les médias sont-ils si souvent du côté du manche, du côté du pouvoir, du côté des puissants ? » Une enquête de l'intérieur, nourrie par quarante ans d'exercice du métier de journaliste. Et une invitation à trouver des pistes pour réconcilier information et démocratie.


 20H30  L’Economie Sociale et SoliTaire par Irena Havlicek

Margaret Thatcher a menti : il y a une alternative : c’est l’économie sociale et solidaire. En tout cas moi, j’y ai cru. A mort. Et puis, chemin faisant, j’ai vu que ce n’était pas gagné... Car le capitalisme est déjà sur le coup. Et sous-couvert de social et de solidarité, on veut nous faire gober de drôles de trucs.
 Une conférence gesticulée sur l’ESS, massacrée sur scène par Irena Havlicek. 
AMES SENSIBLES S’ABSTENIR ! 
Il y est question de misère et de nécessité, d’associations qui crèvent, de coopératives qui s’égarent, de management, de syntaxe et encore de cette saleté qu’est l’investissement à impact social. Sans oublier la loi sur l’ESS, les bénévoleurs, la conquête de nouveaux marchés, l’intérêt général, la langue de bois, des histoires de pauvres, d’étrangers et de fous... et de femmes aussi. 


Samedi 20 juin


18H30  Je vais tout CAF'ter : Le RSA, un droit qui fonctionne à l'envers !  par Leïla

La CAF ça vous donne le CAF'ard? Vous voulez comprendre comment fonctionne cette machinerie administrative et pourquoi on ne cesse d'entendre parler de fraude aux prestations sociales alors que le RSA passe à côté de 50% de son public? Cette conférence gesticulée est faite pour vous! Venez explorer les dessous des CAF'fouillages CAF'Kaiens, des heurts et malheurs du "nouveau management public", de la protection sociale et du RSA. Expression d'éducation populaire, incarnée et engagée, cette représentation articule des connaissances universitaires et des expériences vécues. Elle explore, avec ironie et critique, ce qui se joue des deux côtés du guichet, dans les relations administratives de gestion de la précarité. Elle décortique le rôle des politiques de la CAF dans l'évolution des droits femmes et certaines belles avancées sociales qui nous changent la vie !  


21H30  L’être humain dans la tourmente de l’idéologie dominante libérale par Stéphane Yves

Depuis son enfance, Stéphane n’arrive pas à s’intégrer dans un système qu’il trouve illogique, saugrenu, inhumain, alors il s’interroge. Qu’est ce que l’éducation, le travail, l’emploi ? Pourquoi avons nous « choisi » de vivre ainsi, dans un monde  capitaliste, où la propriété, la finance, le commerce des multinationales conditionnent notre mode de vie ? En proposant son modèle de société, il essaie, accompagné de ses amis Max le ver de terre, Myrtille l’abeille et Toufou l’écureuil, de comprendre comment l’espèce humaine s’est engagée dans un système non coopératif, un système qui massacre les richesses naturelles et qui nous dépossède de nous-même.  


Dimanche 21 juin


11H  Alors on danse par Claire Caron

Ou "comment j’ai retrouvé le sens de l’orientation scolaire et professionnelle/”
Dans un monde professionnel complexe et mouvant, nous sommes tous un jour confronté aux choix d’orientation. Au lieu de déchanter, Venez écouter la petite musique intérieure d’une conseillère qui s’emmêle les pieds dans le système !
Une conférence qui fait gesticuler le décrochage scolaire, la réforme de la formation professionnelle, la prospective et son proche compagnon l’adéquationnisme.


14H Tu sais les savoirs, c’est pas pour moi  par Sid et Hugo 

C’est notre histoire. On s’est battu et on a perdu. Aujourd’hui la loi LRU de réforme de l’université est là, et tout ce qu’on avait redouté est en train d’arriver : augmentation de la dépendance financière envers les entreprises privées, sélection déguisée, manque de moyens, concurrence entre les facs... On a perdu mais il était impensable de ne rien faire. De retourner apprendre gentiment nos leçons.
Du coup on a créé une université populaire. L’université populaire c’est l’université idéale, non ? Le savoir pour tous et gratuit. De la philosophie, de l’histoire, de la sociologie, le tout accessible à tous et en débattant.
Sauf qu’on n’avait pas tout le monde et surtout pas les classes populaires dans notre université. Et puis la diffusion des savoirs d’accord mais pourquoi faire ?
Nous on a arrêté de croire que le savoir était émancipateur par nature. Des fois il sert précisément à l’inverse. Il sert à faire taire, à déposséder, à dominer. C’est pas par hasard que certains pensent qu’ils ne savent rien, que réfléchir c’est pas pour eux. Ceux qui se pensent crétins, idiots ou cancres. Ceux qu’on écoute jamais, ceux qui sont invisibles, ceux qui sont racontés, ceux qui sont expliqués. Les illégitimes.
Depuis on fait autrement tout en continuant à se poser plein de questions. Avec l’Université populaire on a fait un sacré bout de chemin et on a appris beaucoup de choses. Les premiers qu’elle a transformé, c’est nous. Grâce à elle on monte sur scène aujourd’hui pour vous raconter tout ça.


16H30 La recherche scientifique au service de l’humanité (la plus aisée) par Benjamin Cailllard 

Nous avons un comportement légèrement schizophrène face à la science… D’un côté elle se cache derrière l’essentiel des innovations technologiques qui polluent la planète et créent une société de contrôle absolu, seule voie d’échappatoire pour nos soi-disant démocraties; d’un autre côté, 3 personnes sur 4 croient que c’est de la recherche scientifique que viendront les solutions aux grandes maladies, à la pollution, à la  famine…

Maître de conférences en cours de démission à l’université de Bordeaux, ayant travaillé dans le domaine des micro et nanosystèmes, Benjamin Caillard est par ailleurs militant multi-récidiviste.

Sillonnons l’univers de la recherche, de la place que la politique y occupe – ou pas – et découvrons l’itinéraire d’un gars en colère qui a longtemps cherché à concilier sa profession et sa volonté d’enfant d’améliorer le bien-être de l’humanité en faisant du service public, le con. 


18H30 Des lendemains qui chantent de et par Jacques Esnault du collectif 1984 de Bruxelles 

Nous n’avons pas toujours vécu à genoux. En fait, notre classe sociale n’a jamais cessé de lutter.  Jamais complètement.  Des chants innombrables, parfois anonymes, ont accompagné ces combats. Retrouvons-les, redressons-nous de nouveau… et qu’adviennent, enfin, des lendemains qui chantent ! 


20H30 Dernier tango pour les services publics par Thierry  Rouquet

Il m'avait dit « écrire une conférence gesticulée, c'est pas sorcier ! Il te faut un thème, politique bien sûr, de gauche cela va de soi et puis un fil rouge, juste de quoi construire ton « scoubidou » !! ». Les copains eux disaient « le tango, ouah, en fil rouge, c'est génial !! » Y'avait juste qu'entre privatisation des services publics et tango, je ne voyais pas bien le rapport. A vrai dire, j'étais même convaincu qu'il n'en existait aucun. Et puis c'est venu ! Ce lien, évidemment, c'était l'Argentine. Une Argentine, qui à la fin d'une dictature militaire va confier le pouvoir au libéral Carlos Menem qui fera advenir les thèses de Friedrich Hayek et Milton Friedman, plongeant son pays dans le chaos social tout en le ruinant. Les « services publics » furent les premiers visés par cet article du « décalogue menemiste » qui servait de viatique à ses ministres: « rien de ce qui appartient à l'État ne doit rester à l'État ! ». Dans le même temps, dans cette autre patrie du tango qu'est l'Uruguay, Ronald Reagan lançait des négociations qui allaient aboutir à la naissance de l'organisation mondiale du commerce. Là encore les « services publics » devaient prendre le chemin de la « libéralisation », la bien mal nommée, puisqu'il s'agit en fait de les privatiser, éducation et santé faisant partie des plus alléchantes perspectives de rendements financiers. Mais, à Buenos Aires, le tango a toujours été un catalyseur de résistance, à la junte militaire d'abord puis à la junte économique en costume trois pièces ensuite. Alors, un « dernier tango » pour résister, amis aussi pour entrevoir une alternative à partir des « services publics » et du modèle, subversif du capitalisme, que constitue la « fonction publique » qui les sert et qu'analyse le chercheur Bernard Friot. 



Au Café Michèle Firk 

Vendredi 19 juin 2015 - 19H

 

Discussion croisée

entre l'historienne Fanny Bugnon

(Les Amazones de la terreur. Sur la violence politique des femmes, Ed. Payot)

et l'écrivain Alain Lacroix

(Ulrike Meinhof 68-76 RFA, Ed. Pontcerq)


                                                       


En croisant deux approches différentes, une recherche historique d'un côté, et un travail littéraire de l'autre, nous poserons cette question : la violence politique a-t-elle un sexe ?
 Ulrike Meinhof, Nathalie Ménigon, Joëlle Aubron, puisqu’on parlera beaucoup d’elles, ont-elles
quelque chose de particulier ou de commun ? « Amazones de la terreur », « femmes terroristes »… Venues contester le monopole historique de la violence et de ses outils par les hommes, elles ont brisé un tabou anthropologique. En focalisant ses recherches sur la mise en récit de cette violence politique, Fanny Bugnon montre à quel point leur démarche, bousculant l'ordre des sexes, a suscité panique morale et minimisation de leur parole politique. 
Dans un tout autre exercice, Alain Lacroix fait la tentative de restituer dans le souffle de cette époque, l’une de ces voix perdues, celle d'Ulrike Meinhof.


Samedi 20 juin 2015 - 9H30 à 19H


Télécharger le programme détaillé (PDF)



Du lundi 22 au mercredi 24 juin 2015 - 14H à 17H

 

Les Pépinières européennes pour jeunes artistes présentent
GIUSEPPE L.BONIFATI

DIVANO OCCIDENTALE ORIENTALE PERFORMING ARTS GROUP

Une restitution publique aura lieu le Mercredi 24 Juin à 20h30. Entrée libre.


Gratuit sur réservation :  info@divanoccidentaleorientale.com

 

Artiste de la relation à l’autre, lauréat d’une résidence à la Cité internationale des Arts de Paris dans le cadre d’un partenariat avec la Ville de Paris, Giuseppe L.Bonifati interroge notre société qui uniformise, standardise, efface les singularités, tandis que des communautés tentent de s’affirmer avec leurs vêtements, leurs uniformes, leurs coutumes et leurs croyances.
 
Artiste de la relation à l’autre, lauréat d’une résidence à la Cité internationale des Arts de Paris dans le cadre d’un partenariat avec la Ville de Paris, Giuseppe L.Bonifati interroge notre société qui uniformise, standardise, efface les singularités, tandis que des communautés tentent de s’affirmer avec leurs vêtements, leurs uniformes, leurs coutumes et leurs croyances.
 
Entre la Cité internationale des Arts au cœur de Paris et la Fabrique des Pépinières à Montreuil, Giuseppe L.Bonifati découvre des hommes et des femmes qui viennent du monde entier. Ils se croisent, se côtoient, mais ne semblent pas communiquer entre eux.
 
Pour susciter de possibles rencontres, Giuseppe L.Bonifati va développer, une démarche paradoxale, en empruntant, à son tour, « un costume » : un Zentai, combinaison qui recouvre le corps dans sa totalité. Une sorte de peau synthétique aux couleurs criardes et ordinaires qui ne laisse paraître aucun signe capable d’identifier celui qui la porte.
 
Dans cette tenue qui l’isole et le plonge dans une situation de solitude, Giuseppe L.Bonifati va se mettre en observation et en position d’attente dans différents lieux de la ville.
 
Comment Giuseppe L.Bonifati pourra-t-il, au gré du parcours qu’il dessine à la Cité internationale, mener sa quête, qui résonne avec cette formulation du philosophe de l’altérité Emmanuelle Lévinas “autrui est visage”.
 

 


Au Café Michèle Firk 

Vendredi 26 juin 2015 - 19H30


Présentation-discussion de Micrurus


 

Nous sommes le Collectif Médecine Libertaire. Ce collectif est composé d’individu·e·s qui souhaitent penser et agir autour de la santé, de la médecine et du corps, dans une perspective anarchiste. Pour nous le système médical est l’un des relais des dominations de classe, de « race » et de genre ; la question de la santé pose la question du rapport à la norme et à la normalité que nous voulons subvertir. Dans ce cadre, nous tentons aussi de définir des bases théoriques communes pour à la fois penser et lutter contre les travers sinistres du système médical actuel. Ceci passe aussi par la mise en œuvre de pratiques collectives, libératrices et autonomes, afin de se réapproprier nos corps et nos vies.

À travers Micrurus nous avons simplement souhaité penser et faire penser la médecine d’un point de vue libertaire. Autant parce que la médecine et le rapport que nous pouvons avoir à nos corps est une porte d’entrée dans le politique des plus conséquentes, que parce que ce thème a peu été exploré dans le courant de pensée « anti-autoritaire » de ces dernières années.
Que l’on fasse une analyse structurale de l’organisation politique de la médecine occidentale ou que l’on se penche sur le biopouvoir et les rapports intimes que chacun·e d’entre nous a pu expérimenter à son contact (ou plutôt au contact de ses institutions ou de ses représentant·e·s), il y a un exercice rupturiste important à mettre en œuvre. Cette exercice, nous le faisons nôtre dans le but d’arracher aux dominant·e·s ou à leurs systèmes une autonomie des corps dans une perspective émancipatrice plus large.
La cohérence de ce premier Micrurus est aussi complexe que son sujet.
Certains des textes choisis ici proposent des visions globales, d’autres adoptent des axes de réflexions plus particuliers. Nous avons également choisi de mettre en avant la place du ressenti dans l’activisme politique. Notre but ici n’est pas de construire une nouvelle doctrine, mais de rassembler des textes qui peuvent nourrir la réflexion et amener à des actions.

Revue Micrurus. Contre le médecine et son monde : www.sous-la-cendre.info/2562/sortie-revue-micrurus

 


Samedi 27 juin 2015 - 15 H
 



Samedi 27 juin et dimanche 28 juin 2015
19H30 samedi -  17H dimanche

 

CAP* - Coopérative Artistique de Production présente


 Ceux qui sont à la guerre et ceux qui n’y sont pas
1914-2018 Triptyque

 
 

Hortense a dit je m’en fous de Georges Feydeau (1916)
La sortie au théâtre de Karl Valentin (1918)
Dans le vif de Marc Dugowson (2004)

Durée : 2h15 avec entracte

Réservation souhaitée : adm.capetoile@gmail.com

P.A.F : 5 euros


Depuis le début de l’année avec une vingtaine d’habitants de Montreuil et ses environs nous explorons, à travers des textes, des photographies, des films, les échos que la Première Guerre mondiale peut encore faire résonner en nous.

Au cours d’un atelier qui a lieu tous les lundis soir à CAP*- La Fabrique, nous avons travaillé sur trois textes de théâtre écrits pendant ou sur cette période, matériaux que nous avons coupés, démontés à la manière des dadaïstes, puis remontés avec des images, de la danse et des textes écrits par les participants.

CAP* est une Coopérative Artistique de Production, qui rassemble des artistes de différentes disciplines : Dominique Aru (Cinéaste), Bernard Bloch (Le Réseau Théâtre), Evelyne Pelletier (Comédienne), Philippe Lanton (Metteur en scène/le Cartel), Olivier Renouf (danseur Chorégraphe), Isabelle Rèbre (Auteure dramatique et cinéaste).

CAP *- La Fabrique - 10 rue Edouard Vaillant 93100 Montreuil

capetoile.over-blog.com