JUILLET 2015

La Parole errante à la Maison de l'arbre - 9, rue François Debergue - 93100 Montreuil

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Au Café Michèle Firk 


Jeudi 2 juilllet 2015 - 19H


Nucléaire, la fabrique de l’oubli  

écoute collective des épisodes 11 & 12

 

« Ce projet est né après la lecture de Oublier Fukushima , d’Arkadi Filine et de La supplication, Tchernobyl, chronique du monde après l’apocalypse , de Svetlana Alexeievitch.
À la lecture de ces livres, le sentiment que 25 ans après “quelque chose”
se rejouait prenait à la gorge. Après le 11 mars 2011, nous étions gavés d’une bouillie d’informations sur la situation à Fukushima Et puis très vite, comme toujours, au milieu du flot continu des nouvelles, le drame japonais est devenu obsolète. La catastrophe de Fukushima est toujours
en cours, celle de Tchernobyl aussi.
Au travers d’autres lectures, il est très vite apparu que le désastre du nucléaire n’était pas que celui des catastrophes, mais bien celui de la routine de la société nucléaire et de la façon dont nous nous en accommodions.Est née alors l’envie de partager ces textes et d’y réfléchir collectivement. Un petit groupe s’est créé avec le projet de concevoir un document radiophonique. »
Episode 11 : Déchets éternels
Episode 12 : Domestiquer les contestation

 


Au Café Michèle Firk 


Vendredi 3 juilllet 2015 - 18H


Discussion entre Didier Fassin et le collectif 8-juillet

 

« A côté de la police en uniforme, dont l'équipement et le mode d'action s'apparentent de plus en plus à ceux de l'armée régulière, notamment pour ce qui est des opérations de maintien de l'ordre ; les unités spéciales qui agissent dans les quartiers populaires, composées d'agents en civils, jouissant d'une grande autonomie par rapport à l'institution, autorisées à user de la force et à s'affranchir de la légalité, bien plus que leurs collègues, ressemblent aux groupes paramilitaires déployés en divers endroits de la planète. »

(Didier Fassin, La force de l'ordre. Une anthropologie de la police des quartiers, Seuil, 2011).

Didier Fassin est sociologue et anthropologue, il enseigne actuellement à l'université de Princeton dans le New Jersey et à l'EHESS à Paris. Pour l'écriture de La force de l'ordre, il a partagé le quotidien de brigades anti-criminalité (BAC) dans l'exercice de leur fonction en Seine-St-Denis pendant 14 mois de 2005 à 2007.
Les conclusions sont affligeantes de réalisme. Elles approfondissent et analysent ce que l'on peut observer à notre manière dans nos relations avec la police (et plus spécifiquement avec
la BAC), dans les geôles de garde à vue, dans nos quartiers ou dans des manifestations : contrôles au faciès, insultes racistes, violences en tout genre, impunité...
Le collectif huit-juillet s'est formé après que plusieurs personnes se soient faites blessées et une éborgnée par des tirs de flash-ball un soir de 2009 à Montreuil. S'organiser face à la répression nous a conduit à rencontrer d'autres blessés et mutilés par la police. Dans les quartiers populaires, lors de rassemblements et manifestations publiques, politiques ou sportives, c'est souvent la BAC qui vient brutalement exercer son pouvoir terrorisant.
En croisant des expériences de confrontations avec la police et des analyses issues de terrains ethnographiques, la discussion cheminera vers des sentiers que l'on espère improbables.
https://collectif8juillet.wordpress.com/


 

Samedi 4 et dimanche 5 juillet 2015


4ème Foire à l’autogestion

www.foire-autogestion.org

 


Au Café Michèle Firk 


Lundi 6 juilllet 2015 - 19H


Projection de Pénélope, film de Claire Doyon pour la dernière de l'atelier anti-psy

Mère d’une petite fille atteinte d’autisme, Claire Doyon, la réalisatrice, décide de tenter de soulager son enfant en se risquant à un lointain périple. Toutes deux vont se retrouver aux confins de la Sibérie mongole, en quête d’un chamane et de ses talents de guérisseur. De Paris aux steppes, le décor, on s’en doute, change. Ce qui soulignait le sentiment d’étouffement auquel l’enfant est soumise dans la capitale devient, dans un cadre de western épique, l’espace immense où ses gestes, certes toujours signaux de douleur, d’apnée, prennent soudain une autre dimension. Bras et tête levés au ciel, sa silhouette fragile semble peu à peu se fondre dans la vastitude de ce paysage si dégagé.
De ces rites archaïques auxquels, impressionnée, Pénélope est livrée, aucune garantie d’efficacité ne saurait être donnée bien sûr, et les parents en sont conscients. Mais ce voyage est entrepris surtout pour tâcher de déplacer la souffrance, physiquement, géographiquement, de la devancer ou de la noyer au milieu d’une culture inconnue. Du coup, les images tournées par Claire Doyon dans ce portrait de sa fille ne s’installent nulle part, jamais elles ne se contentent d’observer ; elles se révèlent plutôt, entières, faites d’amour, d’abandon, habitées de ce léger déséquilibre qui laisse y souffler par bourrasques le vent de la foi.
(Jean-Pierre Rehm, FID, 2012)

Pour en savoir plus, un lien vers des émissions autour du travail de Fernand Deligny et l'accueil des personnes dites "autistes" :
http://www.intempestive.net/hors-du-langage-un-territoire
 


Samedi 11 juillet 2015 à partir de 14 H

 

Plus d'informations sur la page   de l'évènement  

 


 


Du dimanche 26 juillet au dimanche 2 août 2015


TANGO ROOTS FESTIVAL  

Vème édition


Programme / inscriptions cours / réservations : www.tangorootsfestival.com 

Suivre sur 

 

 

Profondément enraciné dans une collaboration France / Amérique du Sud, ce festival souhaite réaffirmer et développer les relations privilégiées entre la France, l'Argentine et l'Uruguay. Associant le "Patrimoine matériel et immatériel" (UNESCO) de ces trois pays à la création contemporaine, il met en avant une tradition, tout en proposant la création d'un évènement personnel et original.
La créatrice, Sylvia Gerbi, souhaite valoriser et développer la relation étroite entre la France, l'Argentine et l'Uruguay au travers de leur histoire commune, mais aussi de leurs liens actuels.
 
En faisant interagir des artistes français, argentins et uruguayens autant dans la production que dans sa réalisation, le TANGO ROOTS est désormais un  évènement annuel international qui, durant une semaine, invite le public à découvrir ou approfondir, sous une forme pluridisciplinaire, le tango, et également les folklores.
 
En donnant naissance à une matière artistique qui lie création et questionnement scientifique (histoire, science du mouvement, sociologie, musicologie...) le festival développe la pratique du tango tout en générant des échanges interculturels.
 
L'intitulé ROOTS (racines) symbolise la forme du festival dans sa volonté de faire le lien entre héritage du passé et innovation.
 
À l'age d'or du tango, chaque quartier de Buenos Aires avait son propre orchestre. Les musiciens donnaient au bal un style bien particulier et la musique orchestrait la danse tout en lui conférant sa forme. Le Tango Roots Festival s'inspire de toute cette période pour donner lieu à ce type de rencontre  interactives, mettant ainsi en lumière une symbiose entre la musique vivante et la danse. Le festival souhaite également faire vivre les cultures populaires et particulièrement inclure à son programme les danses et musiques originaires du Rio de la Plata et du nord de l'Argentine.